
Avec le remplacement de Jarno Trulli par Vitaly Petrov, Heikki Kovalainen va affronter le quatrième coéquipier de sa carrière après Fisichella et Hamilton, le cinquième si on compte la pige de Chandhok au Grand Prix d'Allemagne 2011. S'il regrettera Jarno, Kova a hâte de se mesurer à son nouveau compagnon d'équipe.
"Je m'entendais très bien avec Jarno," a déclaré le finlandais dans une interview accordée à GP Update. "Je pense qu'on est devenus amis durant ces deux dernières années, vu que je ne le connaissais pas vraiment avant qu'on soit coéquipiers. A mon avis, ensemble, on a tiré le maximum de l'équipe et on a travaillé très dur, sur la piste et en-dehors."
"Bien sûr, la décision a été prise par l'équipe, ça n'a rien à voir avec moi. Maintenant, je vais travailler avec Vitaly. C'est un pilote professionnel, donc je pense que nous allons bien travailler ensemble, et nous avons besoin de travailler ensemble pour faire avancer l'équipe. C'est sûr que c'est un pilote très solide, donc je m'attends à ce qu'il me donne du fil à retordre, je lui en donnerai également, et je vais essayer de rester devant lui ! C'est une situation banale," a-t-il expliqué.
Quand GP Update lui a demandé s'il se considérait comme le leader de l'équipe, Kovalainen a tenu à être clair : "Vitaly aura les mêmes moyens. Jarno avait les mêmes et l'équipe n'a pas de préférence. Je suis juste content d'avoir été capable, je pense, de gagner ma place dans l'équipe au fil de ces deux années. Quand je suis arrivé dans l'équipe, je ne pense pas que je pilotais très bien, mon niveau de performance n'était pas particulièrement bon à l'époque."
"Je pense que j'ai perdu en performance lors de mes premières années en Formule 1. Même durant ma première année chez Renault en 2007, je ne pense pas que j'étais aussi performant que dans les formules de promotion et le jeune "Heikki prometteur" n'était plus là. Donc, j'ai décidé de revenir en arrière pour prendre le temps de retrouver mon swing, si vous voyez ce que je veux dire."
Et Kovalainen semble bel et bien avoir retrouvé son swing chez Lotus/Caterham. Vitaly Petrov parviendra-t-il à tenir la mesure du finlandais dont la seule envie est désormais de revenir aux avant-postes ?

